Vous êtes un survivant, et votre destin est d'affronter ce monde devenu hostile pour l'être humain. Parcourez donc les ruines de Washington DC, et vivez votre vie en grand ... Avant de mourir. [Post-apocalyptique]
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Jeu 31 Déc - 22:47

Ft. Someone



C'est toujours la même rengaine. Toujours les même mots, les même regards, les même gestes répétitifs qui s'assemblent et se ressemblent. Et j'avance. J'avance toujours plus sur ce chemin poisseux et cruel. J'avance parce que je ne veux pas reculer. J'avance pour ne plus être faible. J'avance et je reste bloquée face à un mur. Et je veux ne veux pas le contourner. Parce que j'ai peur. Parce que je suis toujours faible. Et je fais du sur place. Parce que je suis comme ça. Je l'ai toujours été. Je pourrais jamais changer ça.

J'avance. C'est tout ce que je sais faire. Marcher, marcher jusqu'à l'épuisement. Combien de fois j'ai voulu jeter cette arme qui me fait plier le dos ? Combien de fois j'ai voulu m'allonger par terre et attendre que mon heure vienne ? Je ne l'ai jamais fais, parce que je suis faible. Parce que je suis esclave de ma propre puissance, de ma propre folie. Parce que j'ai peur, peur de l'avenir, peur de redevenir faible, comme avant.

J'ai toujours eu peur. C'est cette même peur qui m'a poussé à faire toute ces choses. Et elle est là, ma folie, à me suivre sans cesse, quoi que je dise, quoi que je fasse. Elle me suis, elle me regarde. Elle me juge. Et elle refuse de s'en aller. Elle ne s'en ira pas. Jamais. Et je la hais. Qu'est-ce que je la hais. Parfois elle rit, parfois elle me parle. Elle sautille dans tous les sens, elle hurle d'un rire fou. Elle parle à ma place quand les autres me parle, quand les autres me regardent. Elle agit à ma place. Et elle devint moi. Moi qui suis faible et inutile. Elle me torture, me fait du mal, et en tire du plaisir. Et je la hais. Je la hais tellement.

Parfois, je préfère être seule. Elle me suit toujours, encore et toujours, et parfois je voudrais juste hurler. Hurler à m'en déchirer les ligaments de la mâchoire. Hurler à n'en plus avoir de voix. Hurler pour libérer toutes cette rage et toute cette tristesse qui me ronge le cœur à petit feu. Je déteste ce monde. Elle, elle l'adore. Et je voudrais tellement ne pas avoir à vivre comme ça. Je voudrais pouvoir partir. Courir, courir encore et toujours, ne jamais m'arrêter, courir et m'en aller. Là où tout est différent. Mais je ne le peux pas. Parce que je suis faible. Parce que je suis enchaînée à cette vie misérable.

« - Où tu va comme ça Bellaaa ? »

Je l'ignore. Pourquoi lui répondre ? Ce serait lui donner raison. Je veux pas lui donner raison. Ce serait lui prouver qu'elle est plus forte que moi, même si elle le sait déjà. Mes pas résonnent dans cette rue vide et froide. Des gravats, partout, à perte de vue. Je déteste cette vue. Je déteste cette ville. Je voudrais tellement voir des arbres. Des vrais, pas des arbres comme ces vestiges morts et décrépis. Je voudrais pouvoir toucher de l'herbe pour la première fois de ma vie. Je voudrais tremper mes pieds dans de l'eau limpide et non irradiée. Je voudrais m'allonger dans la neige et m'endormir. Je ne supporte pas cette chaleur suffocante. C'est désagréable. Ce monde est désagréable. Je voudrais être ailleurs. « - Qu'est-ce que t'es ennuyaaaante ... »

Ne pas lui répondre. De toute façon, qu'est-ce que je pourrais bien lui dire ? Rien. Comme d'habitude. Et comme d'habitude, je baisse les yeux et continue mon chemin. Je sais pas où je vais aller jusque là. Je sais pas non plus quand est-ce que je vais m'arrêter. Quand je serais fatiguée, sûrement. Le soleil me brûle la peau et me brouille l'esprit. Pourtant, je continue, encore et toujours. Qui sait, peut-être est-ce que je pourrais m'en aller ?

L'horizon se brouille tant la chaleur est immense. La sueur me dégouline sur le front et mes cheveux se collent sur mon front et ma nuque. Ma gorge devient sèche, et ma peau me démange atrocement. Je continue ma route sans un regarde pour l'Autre. Elle, elle continue de gambader gaîment sans se soucier du soleil ou de la fatigue. Ça doit faire deux heures que je marche et qu'elle me suit, et alors que je commence déjà à faiblir, elle semble toujours en pleine forme.

Je marche, je marche, je ne fais que ça. Je ne fais qu'avancer. Ne pourrais-je juste pas m'arrêter ? Non. Je veux continuer. Peut-être qu'en route, l'Autre arrêtera enfin de me suivre. Mes pieds commencent déjà à me faire souffrir. Le tissu de la cheville frotte dangereusement contre ma peau, et j'ai l'impression d'avoir les nerfs à vif. Je m'arrête un instant, l'Autre aussi, et m'assoit sur un gravât pour enlever mes chaussures. Le résultat n'est pas beau à voir. La chair est à vif, et la peau est à demi arrachée, permettant au sang de dégouliner le long de ma cheville. Je range mes chaussures dans mon sac et continue ma route pieds nus.

Le béton me brûle les pieds, et pourtant, je m'obstine à avancer. J'ai peur. J'ai tellement peur de ce que je pourrais devenir. Quand je suis seule, je suis libre de mes mouvements, mais avec les autres, elle prends toujours ma place. Et je la regarde à l'intérieur de mon corps. Elle me fait faire de ces choses … Et me fait dire des trucs qui ne me ressemblent pas. Et je la laisse faire. Parce que j'ai peur. J'ai tellement peur.

Je suis dans le métro. Parfois, j'ai la gorge tellement serrée que j'ai l'impression que je vais vomir à tous moments. Je tremble, parfois, sans raison, et j'ai envie de pleure, de hurler, de me frapper la tête contre un mur tellement fort que j'en tomberais morte à la fin.

J'avance.

Les larmes commencent à me brouiller la vue.

J'avance.

Je les sens dégouliner le long de mes joues.

J'avance.

Elles sèchent aussitôt avant d'être remplacées par d'autres.

J'avance.

Je peux pas résister. J'éclate en sanglots.

J'avance.


Il fait sombre. Exténuée, je me recroqueville lamentablement sur moi même avant de me blottir sous un banc encore en bon état. Et je pleure. Je hurle. Les larmes coulent par dizaines, et je voudrais mourir.

by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Dim 17 Jan - 11:56

Enfin, je suis de retour à la maison ! Ouais, parce que pour moi Washington DC c'est ma maison à moi. Quoi ? Vous avez quoi tous contre ce lieu ? Il est génial ! On y fait ce qu'on veut en permanence ! Puis parfois y a des abrutis qui sont assez stupides pour venir se perdre dans nos métros. Hey ! Attention ! J'parle pas des Riders ! Eux, je les aime bien ! Sont sympa et on rigole toujours avec eux. Surtout quand on discute méthode de torture. Après j'leur vends pas d'esclave : je tiens à ma peau moi ! Nan, j'en vends pas mal ici. Aux goules. Bah ouais ! Faut bien qu'elles mangent ! Heureusement qu'on ne doit pas donner aux esclaves un certificat comme quoi ils vont vivre ! Parce que sinon, putain ! Je serais ruinée à force de filé à leur cadavre les dédommagements. Et puis j'suis contente d'être rentrée un peu. J'ai pu voir Drakas, qu'il m'avait manqué cet abruti ! Bon aussi, avec une jambe raide c'est pas facile de voyager. Mais il est en excellent bras droit ! Niveau facturation commande fiche de paye, ouais, je paye mes camarades, il est au top ! Et en plus, il est parfait aussi pour éliminer les clients un peu trop collant. Ouais, c'est pratique d'avoir un mi scorpion en pote.

Enfin, voilà quoi. Pour l'instant, le commerce étant un peu calme les autres sont partit se détendre en "ville". Moi, je me balade un peu dans les métros souterrains. On y trouve souvent des cadavres et sur les cadavres des trucs à bouffer ou a récupérer. Y a même parfois des voyageurs paumés. Je ne sais pas trop ce qu'ils foutent là, mais c'est toujours pratique, ça me fait un fond de commerce. Pour l'instant, je me balade du côte du kiosque à journaux. C'est pas mal comme coin. C'est calme, il y fait sombre et frais. Une vraie aubaine quand on pense à la fournaise qu'y au-dessus. Enfin pour l'instant, j'entends surtout des sanglots. Putain ! Y a un gosse qui s'est ENCORE perdu ! OK ... Nan en faîte, je sais pas trop. J'aperçois une silhouette devant un banc, blottit contre un banc qui lâche un putain de hurlement..... C'est un suicidaire ? Il veut crever ? Bon, en tout cas ça a l'air vivant.... Plus ou moins OK ! Bon bah, on va aller voir ce que c'est hein ! Au pire, il goûtera aux crocs d'une demi Ratel. Et ça, ça fait pas du bien ! Surtout dans la gorge.

En m'approchant, je vois que c'est une fille, une gamine, d'aller quoi ... Dix-sept ans max ! Elle a les cheveux bleus. J'crois que je la connais. Je m'approche jusqu'à pouvoir la toucher. Ouais ! Effectivement, je la connais. C'est Arabella Wellth l'une des secondes de l'un des groupes de Riders. Assez célèbres. J'aimerais vraiment savoir ce qu'elle fout là. Elle a en tout cas pas l'air très très bien. Elle a dû péter un boulon. Parce que pour qu'elle pleure celle là ! Enfin, je l'aime bien ! Bah, vous savez quoi ? On va s'en occuper ! J'aime bien les gamines dans son genre, j'ai pas mal envie de la protéger. Je m'assois près d'elle et lui tends ma gourde d'eau

-Hoy ! Il t'arrive quoi Arabella, c'est ça ? Vas-y raconte moi tout, j'veux bien t'écouter, j'ai du temps et tu sembles en avoir bien besoin. Déclarais-je en la fixant du coin de l'oeil.

La pauvre ! Putain, nan, mais je vous jure ! Laisser une gamine comme ça dans le coin ! Heureusement qu'elle est tombée sur moi. Une autre goule l'aurait bouffé. Vivante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Dim 24 Jan - 13:38

Ft. Someone



L'Autre est arrivée quand j'étais petite. Je sais plus pourquoi. Je ne m'en rappelle plus. C'est dingue comme le cerveau humain peut être vraiment horrible quand on essaye de se souvenir de qui on est réellement. Qui de nous deux est la vraie Arabella ? Qui de nous deux a vraiment commis toutes les horreurs faites par ''Arabella Wellth'' ? La question se pose, je crois. Je sais plus. Je sais plus qui je suis. Tout s'embrouille dans ma tête au fur et à mesure que j'essaye de garder pied. Elle finira par me prendre ma place. Elle finira par devenir la seule Arabella.

Le sol est froid, tout comme mes larmes qui dégringolent en masse sur mes joues creusées. Je sais que prendre de la drogue, c'est de la merde et tout ça, mais là, j’en aurait besoin. Vraiment. J'ai froid, et j'ai vraiment envie de crever. Je pleure, mais j'en ai pas envie. Pourtant ça fait du bien. Mais j'ai pas envie. Je voudrais partir, encore et toujours, traverser les frontières, et atterrir dans un monde différent. Mais là, j'ai juste froid, et il faut que je bouge. Je ne le fais pas. Mon corps m'obéit plus. C'est l'Autre. Je le sait. J'en suis sûre. Y'a qu'elle pour faire ça. C'est qu'une connasse.

Un bruit me sort de mes délires continuels, mais mon corps est si endolori que je n'ai même pas la force de tourner la tête. Si ça se trouve, c'est une goule. Qu'elle me bouffe tient, ça mettra fin à mon règne de folie. Je retient ma respiration, le regard braqué sur le kiosque non loin, froidement, et sans ciller une seule fois. Je reste là, telle une statue de marbre, à attendre mon heure.

On me touche. Je me braque, figée d'horreur. Alors quoi ? On va me violer ? Je serre les dents, le corps soudainement très lourd et rigide. J'ai peur ? C'est ça ? On va me violer, et puis me bouffer, faut être réalise, ça risque d'être très douloureux. Les larmes ne coulent plus, et sèche sur mes joues rougies. Pourtant, il ne se passe rien. Hého, je suis pas moi même une grande fan de torture, alors qu'on en finisse bordel de chiotte, ce serait vraiment coule. Allez abruti, dépêche-toi qu'on en finisse.

Une gourde atterrit près de ma tête. Wow wow wow, il se passe quoi là ? On me veut quoi ? C'est un trafiquant d'esclave en fait ? Il veut me faire prendre des forces pour me vendre en pleine forme ? C'est ça ? Merde, je préférais encore le scénario de la goule. Au moins je serais tranquille après. J'essaye de tourner la tête, en vain, mon corps ne répond plus du tout. J'ai froid, et mes membres refusent d'obéir. Gé-ni-al. Tout ce que je voulais.

"- Hoy ! Il t'arrive quoi, Arabella, c'est ça ? Vas-y raconte moi tout, j'veux bien t'écouter, j'ai du temps et tu sembles en avoir bien besoin."

Silence. Beug cérébral. Gné ? Tu m'veux quoi espèce de vielle ? J'ai besoin de rien moi, je veux juste crever tranquillos, j'ai pas besoin de ton aide à la noix. Je fronce les sourcils – tout ce que mon corps est capable de faire pour le moment – et garde mon regard braqué sur le kiosque. C'est qui cette vioque ? Qu'elle me foute la paix et qu'elle retourne à ses petites affaires.

L'Autre apparaît à coté du kiosque, les bras croisés, un sourire dément collé à sa gueule de débile finie. Et qu'est-ce qu'elle me veut, Elle ? Si elle veut prendre contrôle, qu'elle le fasse, mais qu'elle nous débarrasse de l'autre pipelette. Pourtant, l'Autre ne fait rien. Elle reste là, à nous regarder. Très bien, je dois me débrouiller. C'est la première fois qu'elle me fait ça, elle a bien choisi son jour.

J'arrive à bouger un orteil, puis les doigts, et finit par remuer complètement. Je me tire de sous le banc et me redresse un peu, et m'assoit sur le banc, les jambes relevées contre mon torse. J'ai pas envie de parler. J'ai pas envie de bouger. J'ai envie de rien, et de tout à la fois. Je suis folle, mais ça, c'est pas nouveau.

« - Fous-moi la paix. » Soufflais-je à la nouvelle venue et à l'Autre en même temps d'une vois aphone.

Qu'elles partent, et qu'elles me laissent avec ma merde.

by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Dim 24 Jan - 15:15

Non ! Mais sérieusement ! J'ai l'impression que si elle m'avait traité de vielle conne en manque de drogue elle aurait utilisé le même ton dédaigneux, même si sa voix est complétement partie en sucette. Bon, en même temps vu sa tronche de dépressive, je crois que j'aurais dis pareille si j'avais été à sa place. Encore heureux je l'étais pas. Pauvre petite dépressive qui aimerait se tirer une balle sauf qu'elle a pas de flingue. C'est con, moi non plus. J'ai qu'un fouet et des dagues, et j'ai pas envie de les sortir. Bon en faîte pour les sortir faudrait que j'aille les chercher et c'est que j'ai la flemme moi. Bon, la mademoiselle est maintenant assise près de moi en position fœtal sur le banc. Bon, elle nous fait une crise d'ado ou comment ça se passe ? Putain, nan mais les gosses je vous jure !  Bon, en tous cas, pas question de la laisser là à la merci de la première goule un peu trop carnivore venu. OK, moi aussi j'bouffe de la chaire humaine mais c'est pas du tout ce que je préférè. Trop filandreux. Et souvent pas assez de gras.  Nan et puis, faut aider les gosses ! Si on aide pas les gosses comment on peut encore détruire le monde ! Enfin empêcher sa reconstruction. Je me redressais devant la gamine et la fixais droit dans les yeux

-Nan, j'te fous pas la paix. T'es juste sur le territoire des goules de Washington DC. Donc du coup, sur mon territoire. Donc j'te fous pas la paix si je veux pas. T'as besoin d'aide Gamine, que tu le veille ou non. Moi j'te propose mon aide, et gratuitement en plus. Crois moi j'propose pas ça tous les jours. Et tu sais t'as une réputation chez moi. Donc te voir comme a. C'est qu'y a un soucis. Alors parle ça ira mieux ensuite.

Je la fixais les bras croisaient sur ma poitrine. Je ne lâcherais pas l'affaire. Moi je suis pas connue. Elle si. Et puis, c'est qu'une gamine ! P'tain on doit prendre soin des gamins !Pas les laisser comme ça ! Je veux l'aider moi. Pas la laisser crever ! Enfin, ça c'est mon point de vue. Je dois avouer que quand je dois bouffer un bébé humain, pas Rider, bah je le fais. je lui épargne des souffrance au mômes ! Pis, en plus, les gamins c'est super savoureux ! On croirais pas ! Mais si ! C'est méga tendre et gras à souhait parfois. J'ai eus la chance d'en bouffer un quand j'étais à Utopia. Ah ! Utopia ! Maintenant c'était le bordel ! J'entendais dire qu'on avait des pénuries d'eau plus forte que d'habitude et que les Riders s'éclataient la gueule avec joie. Bon bah au pire. Si on trouve des cadavre nous on les bouffes, mais eux j'suis pas sûre qu'ils le peuvent. Sans être joliment cinglé. Moi ? Ah ! Mais je ne suis pas cinglé ! Je sais très bien ce que je fais et dis ! S'il vous plait ! Je suis encore entière dans ma tête. Ce que pas tout le monde peut dire. Et surtout pas Arabella, vu son état. Bon j'espère qu'elle va se bouger le cul de prendre la main que je lui tends quand même. je la fixais toujours avec calme et presque avec lassitude. Je dis presque, parce que je n'étais pas du tout lassé. J'étais juste euh ... calme. Ouais et qu'avec moi bah c'était rare. Donc j'attendais avec calme la réponse de la gamine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Sam 30 Jan - 17:35

Ft. Someone



Hrp:
 

J'aurais du m'en douter, qu'elle se casserait pas comme ça. Les vieux, ça a du mal à percuter. Et l'Autre n'en a sûrement pas fini avec moi. Elle aime me faire du mal, et me torturer. Et ça changera pas de sitôt. Elle m'emmerde. Et je la hais. Et l'autre vielle, là, à me casser les couilles que je ne possède pas, je vais pas la supporter à me faire des sermons très longtemps. Ma tête reste collée contre mes bras croisés autour de mes jambes elles-même repliées contre ma poitrine. J'ai froid putain. Pourquoi est-ce que je m'habille aussi légèrement déjà ? Ah oui, parce que dehors il fait chaud, et que je me comporte comme une pute. Non, attendez ... C'est l'Autre qui me fait faire ça. Qu'est-ce que je raconte bordel ... ?

Je parlerais pas, et encore moins si elle me regarde comme on regarde une pauvre chose assistée incapable de défendre seule, les bras croisés. J'l'aime pas, c'est officiel. Et la voilà qui me tends une main. Elle se prend pour qui ? Le nouveau Jésus du Ghetto ? Ah ah ah. Comme c'est drôle. Bon, par contre, elle va arrêter de me regarder comme ça, ça commence à me stresser

Quoi qu'il en soit, l'emmerdeuse ne lâche pas l'affaire et commence à me sortir un monologue long et chiant. Pitié, passez-moi un tabouret et une corde que j'en finisse. Aloooors, je suis sur le territoire de madame, et madame veut pas de dépressifs sur son territoire, à moins qu'ils acceptent son aide de gourou psychologue. Connasse.

Connasse.

Connasse.

"- FERME-LA !"

"Me voir comme ça" qu'elle dit ? Qu'est-ce qu'elle sait de moi et de ma vie ? Qu'est-ce qu'elle sait de ce que j'ai pu endurer. Elle ose parler de moi comme ça, comme si j'étais un vulgaire objet de convoitise. Oui, j'ai une réputation. Une réputation de pute, et de tarée. Génial, quelle vie de rêve.

"- TU TE PRENDS POUR QUI AU JUSTE ?! TA GUEULE ! ME PARLE PAS AVEC TA JOIE ET TA BONNE HUMEUR DE MERDE. TU ME CONNAIS PAS. TU SAIS RIEN DE MOI. RIEN DU TOUT !"

Je la hais. Je la hais tellement. Je suis plus sûre que ce soit toujours moi qui parle ou l'Autre. Je flippe à mort. De ce que je pourrais faire. Pourtant, je la sens. Je la sens cette fureur qui me remonte dans la gorge comme de l'acide. Et j'ai envie de hurler, de la frapper, de m'arracher la peau et les yeux. J'ai chaud. Et je me relève brusquement. Trop brusquement.

"- T'AS CRU QUOI PÉTASSE ? QUE J'ALLAIS DEVENIR TA PUTAIN DE POTE PARCE QUE TU DIS VOULOIR M'ÉCOUTER ? TU CONNAIS MA RÉPUTATION ? HEIN ? ET ON DIT QUOI SUR MOI, HEIIIN ? BAH VAS-Y, DIS MOI ! VAS-Y, PARLE, JE T'ÉCOUTE ! VAS-Y ! POURQUOI TU DIS PLUS RIEN MAINTENANT ? AHAHAHA !"

C'est comme se voir, mais de loin. D'être loin de son corps, tout en étant à l'intérieur. Je me sens rire comme une folle, une main posé sur min visage, la gorge convulsé de rire, et la tête renversée en arrière. C'est ... Moi ? C'est moi ça ? Je regarde désespérément autour de moi, mais l'Autre est toujours là, à coté de moi. Elle me regarde avec un grand sourire. Qu'est-ce qu'elle fout ? "Je te rends service."

Je crois que la vielle a encore sorti un truc, mais j'ai rien entendu. Un vide immense se créé à l'intérieur de moi. J'ai envie de gerber, et à nouveau, de crever. Je me sens attraper le mini-gun resté sous le banc, et le brandir vers l'autre.

"- Alooors, tu vas faire quoi maintenant ? Tu vas continuer à parler ? Bla bla bla ? Non ? Allez, vas-y, fais quelque chose !"


Je reprends le contrôle comme je peux, arrivant à baisser de quelques millimètre l'arme."- Alleeeez, laisse moi la place. Toi et moi, on sait bien que t'es pas capable de la buter ..." Ta gueule. "Mais tu le sais, pourquoi tu te fais chier à t'acrocher à l'espoir d'être la seule ?" TA GUEULE.

Je sais pas laquelle des deux me rend le plus furieuse, mais sur le coup de la haine, je tire une salve de balles. Tu vas voir que je peux la tuer. Tu vas voir.




by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Sam 30 Jan - 18:34

Bon, et bien, la petite demoiselle aux cheveux bleus à juste péter un plomb. OK. Elle a ses règles ou quoi ? Elle vient juste de m'insulter et de tirer une salve de balle, en me loupant heureusement, avec le mini-gun qu'elle avait. C'est sûr que de chialer et avoir du coup la vision brouillée par les larmes ça aide pas à tirer bien. Bon fait aussi super sombre ça aide pas non plus. Nan, je n'ai pas peur. Oui, je sais ce n'est pas normal. Je sais que c'est dangereux ce que je fais, pourquoi je n'ai pas fui ? J'aime le danger. J'en ai pas peur. Mais j'ai toujours conscience de ce que je fais. Bah ouais, je sais ce qui ne va pas, je suis rationnel. Et je vous jure ! Dans le dico y a marqué ça : " est rationnel tout ce qui est basé sur la raison, sur l'esprit et sur la mise en œuvre de la logique. Par extension, ce terme qualifie ce qui est conçu pour être pratique et efficace. " Ouais, j'ai toujours une raison et un esprit sain. Autant qu'on peut être sain dans ce monde hein ? On est d'accord ? Je sais que logiquement, je devrais fuir au vu d'une arme, mais dans ce monde les armes, c'est un l'antivol, etc. Et puis y a aussi mon côté Ratel ! Et le Ratel ça fui jamais le danger, nan ça fonce dedans ! Tête la première ! Tête brûlé, j'aurais dû être rousse et pas violette, ni violé, mais bon ça s'est une autre histoire. Bah ouais ! Au moins, l'expression tête brûlé aurait eut tout son sens ! Rousse, flamme, vous ne comprenez pas le jeu de mots ? OK vous êtes des abrutis.

Enfin pour l'instant, je suis face à une cinglé à moitié à poil qui était sous cheffe d'un groupe de Rider et qui a la réputation d'aimer, torturer et tuer. Après le reste, je m'en fous.Enfin pour l'instant, je suis face à une cinglé à moitié à poil qui était sous cheffe d'un groupe de Rider et qui a la réputation d'aimer, torturer et tuer. Et puis ce n'est pas tous ça, mais moi, j'ai clairement la dalle et j'ai pas envie de la bouffer ! Parce que vu son état, j'avais chopé une maladie pas très catholique si vous me passez l'expression. Donc je me laisse tomber au sol assise pour m'appuyer contre un mur encore debout même si partiellement fissuré. Bah c'est pas avec mon poids plume qu'il va s'éclater non plus ! Et puis c'est pas du gras ! Que du muscle. Enfin, pour l'instant j'ia autre chose à penser que mon poids. T'façon j'ai pas besoin de m'en préoccuper ! Fouillant dans mes poches, je tirais trois boites de Junk Food. Pas mal ! Je croyais qu'il ne m'en restait que quatre dans mes bagages là-haut. Avoir pillé Utopia a du bon ! Faudra que je refasse mes réserves. Enfin. Pour l'instant, j'ouvre l'une des petites boites bleues et commence à grignoter les chips en regardant la carte dedans. Ouais, j'en fais la collection et alors ?! Tu veux peut-être que je te découpe si t'es pas content ! C'est bon les chips. Et pleins de bonnes choses pour la santé ! Alors un conseil les parents ! Laissé vos mômes bouffer des chips ! C'est bon pour eux ! Au moins, ils la fermeront dix minutes trop content de bouffer des chips. Alors vous voyez ! Les chips c'est la solution à tout ! Je fixai la demoiselle quelques secondes avant de lui tendre la boite. Il restait plein de chips dedans. J'en avais mangé que cinq

-T'en veux ? Demandais-je calmement.

Quand on a la glycémie qui est dans les chaussettes, on est de mauvaise humeur. C'est connu. Donc manger un peu devrait lui faire du bien. Et pas qu'un peu. T'façon tout ne peut lui faire que du bien ! Et puis c'est nutritif les chips ça la requinquera. Je mâchonnai toujours un chips en attendant sa réponse en silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Ven 12 Fév - 11:49

Ft. Someone



Hrp:
 

J'ai peur. J'ai vraiment peur. Peur de cette vie. Peur de ce monde. Peur de tout et de rien à la fois. Je me fais peur à moi même. Qu'est-ce que je suis devenue au juste ? Une tarée ? Une folle furieuse dangereuse et psychopathe ? C'est ça ma vie ? C'est pathétique. L'attaque d'Utopia m'a réveillé. Avant, je restait en retrait derrière l'Autre, apeurée, comme un chaton derrière sa mère. Je la laissait faire, dire ce qu'elle veut, manipuler mon corps comme si c'était le sien. Durant l'attaque, elle m'a laissé champs libre. J'étais libérée. C'était la première fois depuis des années que je pouvais agir de moi même. Mais je ne voulais pas être dans cette situation. Qui a tué la goule du rassemblement ? L'Autre ? Ou moi ? Il y avait une femme, aux cheveux verts. J'ai voulu l'aider, mais une fois de plus, l'Autre a tout gâché. Elle a commencé à péter un câble, et je me suis enfuie. Comme toujours. Parce que je suis faible. Et je dois devenir forte.

Je sais pas qui est la véritable Arabella. Moi, ou Elle … Peu importe, je m'en fiche, parce que celle qui gère le mieux, c’est moi. C'est pas moi qui me prostitue, c'est pas moi qui me drogue, c'est pas moi qui tue et fais du mal. C'est Elle. Et Elle, elle est plus fragile qu'elle en a l'air. Parce qu'en fait, on est une seule et même personne. C'est pour ça que je lui parle jamais. Je lui réponds pas. Je fais celle qui entends rien, et qui vois rien. Je veux pas être folle. Et on se bat pour prendre la place tant convoité de la vraie Arabella. C'est elle qui va gagner, je le sais déjà, mais ça vaut bien le coup d'essayer de se battre contre elle. C'était ce que je me disais au tout début, mais maintenant, l'espoir s'est effacé. Je reste la dominée, la faible, celle qui n'existait pas aux yeux des autres. Et ça restera comme ça pour toujours.

J'aurais pu rester longtemps à tenter de résister à l'Autre, mais le silence s'est vite installé quand la vielle s'est assise contre un mur et a sortit de la bouffe. De … La … Bouffe. Soudain, mon ventre s'est mit à gémir furieusement à la vue de ce trésor. Les Immanis ont récupéré par mal de nourriture et de médocs – on s'est montré pas mal menaçants aussi – mais une fois rentré, les gens ont commencé à se battre pour avoir tel ou tel truc. Si bien que le chef à tout réquisitionné et nous a envoyé paître pour avoir plus que nos tickets de ration. La joie. Bref, j'ai commencé à aliver devant ces trois magnifiques boites de Junk Food, et vous savez quoi ? Le top du top ? C'est que la vielle m'en a proposé. Je sais, mauvaise idée, on accepte pas les friandises que nous offrent les vieux un peu bizarres, on sait jamais. Mais là, je crève la dalle bordel.

Sans compter sur l'Autre qui s'est interposé quand j'ai fais un pas vers la meuf aux cheveux violets. « - Non. Non non non. Tu n'y vas pas. Tu crois quoi ? Que tu vas faire ami-ami avec cette fille ? Elle te veut du mal, j'en suis sûre. » Et elle, elle me veut pas du mal peut-être ? Je fais un deuxième pas, mais cette fois, elle m'offre un sourire de malade mentale-psychotique-dégénérée … Oskour. « - Naaaan. Tu croooois quooooi ? Que tu peux être quelqu'uuuun ? Tu n'es per-sonne, ma pauvre fille ! » Et elle s'est mise à rire. Là, c'en était trop. Je lui ai lancé un regard mauvais, et j'ai de nouveau essayé de passer. Elle m'a poussé vers la direction opposé. J'ai laissé mes nerfs faire leur boulot …

« - Putain, mais ferme ta gueule, non ? J'ai faim ! Et j'ai envie de bouffer ! Tu veux qu'on crève toute les deux, c'est ça ? Non ? Alors ferme-la et moi bouffer ! » Elle m'a regardé alors avec des grands yeux, puis a sourit. Pas un sourire de débile comme elle en a l'habitude. Non. Un sourire normale, autant qu'elle peut le faire. Et elle s'est écarté.

Je me suis avancé vers la vielle qui me tendait son paquet de Junk Food, et j'ai pioché dedans. « -Merci. » C'est tout ce que je peux lui dire pour le moment. Un merci discret, soufflé du bout des lèvres, presque inaudible. Va falloir que je me réhabitue à la vie moi ...


by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Sam 13 Fév - 12:13

La gaminette semblait vraiment pas très bien  à se parler toute seule et à son expression qui passer de la folie à presque la dépression. Avec les larmes au milieu le résultats était pas joli-joli. Enfin, ce qui était pas joli c'était son langage. Je pouvais parler j'avais le langage d'un chartier, ou alors d'une pute au choix. Je préférè le chartier en toute honnêteté. Oui, je suis honnête, ça te pose un soucis gueule cassé ? Non ? Tant mieux pour toi. Enfin bref, la gamine aux cheveux bleus attrapa quelques chips et les grignota. Je crois qu'elle a marmonné quelque chose, mais j’ai pas entendu, j'écoutais pas. Sans doute un merci. J'vois pas d'autre chose. J'attrape un autre chips et la grignote sans rien dire. On va attendre que la glycémie remonte, c'est le meilleure moyen d'éviter de se faire sauter à la gorge par cette gamine. Et c'est aussi que j'avais autre chose à faire que de lui foutre mon poings dans la tronche pour qu'elle se calme. Avec mon bol habituel j'allais lui enfoncé sa paroi nasal tellement profondément dans la tête qu'elle allait ressortir par le cerveau. Et donc légèrement entrainé sa mort. Bon, si c'est que légèrement, on s'en fout vous allez dire ! Mais bon, enclencher une guerre avec les Riders n'était pas du tout mon objectif ! Surtout qu'après j'allais me faire engueuler ! On c'était fait plaisir dans Utopia, OK, on était potes donc, enfin plus ou moins, et donc on éviter de bouffer les potes ! On était civilisé quand même . D'accord, ça dépens de certaines personnes, parce qu'on a tous des tarés dans notre camp. Et je parle de vrais tarés qui ont déjà bouffé leur femmes dans leur sommeil ! Ouais, on a dû légèrement leur détaché leur tête de leur petits corps, du coup ils sont un peu mort. Sauf qu'avec la mort c'est qu'elle fait rien en petit. Fait toujours tout en grand. Enfin, j'ai dû rester bien une dizaine de minute sans parler juste à bouffer des chips. C'est bien le calme parfois.

La p'tite semble s'être un peu calmé. Je savais bien que une fois l'estomac plein tout irait un peu mieux. Le problème c'est que j'ai pas d'eau ou rien d'autre pour boire. On s'en fout, on est déjà au frais ici 'est pas mal. Et puis les chips donnent pas si soif que ça. Je me passai la langue sur les lèvres pour récupérer les dernières miettes de chips avant de ranger la dernière boite bleue survivante de notre descente à la bleu et à moi sur les chips. Si elles voulaient vivre,elles avaient qu'à pas être dans ma poche ! Ouais, je sais les chips ont pas de conscience ni de chance. Tant pis pour elle. Et tant mieux à la fois. Si t'as pas de conscience t'es tranquille. Mais t'es aussi un animal. Ou alors un végétal. Au choix. Dans ce monde vaut mieux être un cailloux. T'es peinards au moins. Le pire qui puisse t'arriver c'est être balancer dans la tronche de quelqu'un. Après le reste ... Enfin, bref, arrêtons les débats philosophiques. Ça sert à rien à part donné mal au crâne. Et le mal au crâne c'est pas cool, moi ça me fout sur les nerfs. Heureusement pour les autres, j'en ai très rarement. Je fixai donc la bleu et demanda

-Va mieux le ventre plein non ?

Je la fixais attentive à esquiver au moindre signe d'attaque, ou alors à la plaquer au sol si elle essayait de se tuer. J'avais pas envie d'aller devoir faire une toilette à cause de sang sur moi et mes fringues.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Ven 19 Fév - 16:06

Ft. Someone



Et nous voilà à bouffer par terre, sur ce sol crade et poussiéreux au possible, dans le silence le plus pesant qu’il soit. Je dirais pas que je m’amuse, ce serait faux de raconter des conneries pareilles, mais disons que je me sens mieux. Libérée, si on peut le dire. Elle est sympa la vielle, même si elle est sacrément lourde. Jamais vu une emmerdeuse pareille de ma vie. Pourtant, il y avait quelque chose chez elle de rassurant, de maternelle. Ça doit être sa tronche de vielle peau … Ou son caractère ‘’calme à toute épreuve’’. C’est bien gentil de faire celle qui a peur de rien, mais si elle continue de comporter de la même manière avec tout le monde, elle finira par se faire buter par un plus taré que moi.

Je continue progressivement de piocher dans sa boite de chips, remplissant mon ventre affamé de cette nourriture tant espéré au fil des années. Ça fait combien de temps que j’ai pas mangé autant en une fois ? Des mois ? Des années ? Peu importe, ce qui compte, c’est le moment présent. Ce moment passé avec cette inconnue. A ne pas être prise de haut. A ne pas être regardée comme un animal de foire. A être à égalité avec quelqu’un. Je l’aime bien cette dame. Chiante, mais sympa. C’est rare de nos jours. Une exception de la nature, si je puis dire.

Le silence a régné pendant de longues minutes où nous mangions sans rien faire d’autre. Je fixais le fond du hall, effrité et sale, les yeux restant vissés sur cette paroi grisâtre, laide de n’importe quelle façon dont on la regarde. J’aime vraiment pas ce monde. C’est violent, moche, les gens sont cons et tarés. Pas de quoi avoir envie d’y rester, hein ? Pourtant, y’a toujours des moments où on se sent bien, où l’espoir refait surface, et qu’on finit par penser que tout n’est pas si mal. Non. Tout n’est pas si mal. Et il est temps que j’arrête de me comporter comme une victime.


Ma gorge a commencé à me brûler. Merde, je commence à avoir vraiment très soif. Tout à l’heure, c’était encore supportable, je faisais un bad trip, ça ne me donnait pas vraiment le sens des réalités. C’est quand la vielle a rangé la dernière boite que j’ai réalisé que le repas était terminé et que je n’aurai jamais d’autre occasion de manger comme ça. Putains de civils voleur de bouffe et de médocs … « - Va mieux le ventre plein non ? » M’a demandé de manière anodine la violette. Ne sachant pas trop quoi répondre, j’ai hoché la tête lentement de manière à ce qu’elle comprenne que je n’avais rien à redire. Cependant, il y avait des mots qui restaient coincés dans ma gorge.

« - Merci ... » Ai-je fini par souffler malgré moi. Ce n’était pas grand-chose, des remerciements, tout le monde s’en fout, mais pas moi. Je ne suis pas particulièrement polie, mais il fallait que je la remercie. Elle aurait pu … je sais pas moi, me tuer, me violer, me revendre comme esclave quand j’étais en position de faiblesse. Me dévorer aussi, on sait jamais. Mais elle n’était pas non plus obligé de partager sa bouffe. C’est un truc tellement rare que les gens qui font ça ne font pas long feu parmi les mortels que nous sommes. Et rien que pour ça, elle me paraît tout simplement sympathique.

Et des gens sympathiques, pour moi, ça existais pas jusqu’à aujourd’hui.


by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Ven 19 Fév - 18:51

La gamine avait l'air d'aller mieux. On aller toujours mieux le ventre vide ! Bon, OK pas forcément quand on avait les tripes grouillantes de vers. Mais bon, dans ce cas là on s'en foutait puisqu'on était mort. Ou alors c'était qu'on était entrain de se faire torturer. Au choix. Pour moi mon choix c'était la mort. Parce que je préférais mourir que d'être torturer et mourir très très lentement. C'était moi qui torturer les gens voyons ! Pas l'inverse ! Nan, mais oh ! On déconnait pas avec moi. Je me léchais les lèvres. Putain, ces chips m'avait donné plus soif que ce que je pensais. Je réfléchis. Où pourrais-je trouvé de l'eau sans devoir remonter complétement à la surface ? Aucune idée. Enfin, pas forcément de l'eau mais un truc à boire. Il devait me rester du nunka cola. Au moins une dizaine de bouteilles et de l'alcool. De quoi s'éclater quand on était en groupe. Elle avait besoin de se changer les idées cette gamine. Je me redressais lentement en faisant craquer mon dos et mes articulation. Ah putain ! Rester assise en tailleur ça vous tue une goule !C'est moi qui vous le dit ! Je fis craquer ma nuque. Bon, ça c'était fait. Je fis également craquer mes doigts. Je détestais avoir mes doigts, et donc mes griffes, tous engourdis. Au faîte, cette gamine ne connaissait pas mon nom, ni même mon existence avant aujourd'hui, alors que moi je la connaissais. Mmm.. Ceci n'allait pas du tout ! nan , mais, depuis quand je jetais la politesse à la trappe moi ? ... OK ! Depuis pas mal de temps déjà. Mais c'était pas ma faute aussi ! Z'avez vu aussi l'état des gens  ?! Y a des goules qui sont complétement folles, et certains humains sont pas mieux ! Donc vous voulez que j'utilise où ma politesse ? Hein, s'en avait des bonnes vous ! La gamine à l'air dérangé mais si je peux mettre à l'épreuve ma politesse un peu ! C'est ça de pris. Je lui tendis la main pour l'aider à se redresser et avec un sourire je lui déclarais

-Au faîte, mon blare c'est Hitomi Hyuga Kagurazaka. Tu peux m’appeler Hito. Chez moi y a à boire s'tu veux: nunka cola ou alcool, au choix. Et j'dois encore avoir pas mal de truc à grailler. S'tu veux venir. J'veux bien t'héberger si ça te tente. j'vis avec des potes mais il te feront rien. Ça te tente ?

Je la fixais toujours sans bouger d'un pouce toujours attentive si elle devenait agressive. Elle devenait sympathique, j'avais pas envie de devoir lui décoller la tête quand même ! Quoi qu'eux, si je faisais ça j'aurais pas à remonter et juste boire son sang pour être désaltérer. Mais bon, boire le sang d'une pote avec qui on a bouffé c'est moyen quand même !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders
Date d'inscription : 30/07/2015
Messages : 88

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mini-gun
avatar
Riders
Arabella Wellth
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Dim 6 Mar - 13:01

Ft. Someone



Je me sentais mieux. On se sent toujours mieux le ventre plein il paraît. C’est mon cas, visiblement. En fait, je suis pas si différente des autres. Je suis une humaine, comme tant d’autre, bientôt goule avec toutes mes conneries et … Oui. C’est mes conneries. L’Autre à beau m’y pousser, à c’est à moi de résister. Personne n’est tout blanc ou tout noir dans l’histoire. Pas moi. Ni elle. Nous sommes chacune à la limite, dans le gris oppressant de mon esprit dérangé. Et ni elle ni moi n’avons réellement idée de ce qui va nous arriver. On est des paumées de la vie, ça fait pitié.

La vielle a finit par se relever, et à fait craquer ses articulations. Allons bon, on passe à la phase 2, celle où elle me tue pour faire de moi son dessert ? Je suis pas comestible, madame, passez vot’ chemin. Argh, en plus, elle a des griffes, j’avais même pas remarqué. Bravo Bella, t’es tombée sur le gros lot du jour, Goule Psychopathe mangeuse de pute à plein temps. You win ! En plus elle me tends la main. Je dois faire quoi ? La petite vierge effarouchée qui ne comprends absolument pas comme une conne qu’elle est en train de se jeter dans la gueule du loup alors que ça paraît évident ? Ma fierté reprend le dessus, et je me lève seule, sans son aide avant d’épousseter ma peau de toute la poussière accumulée du sol.

« - Au fait, mon blare, c'est Hitomi Hyuga Kagurazaka. Tu peux m’appeler Hito. Chez moi y a à boire s'tu veux : Nuka cola, ou alcool, au choix. Et j'dois encore avoir pas mal de truc à grailler. S'tu veux venir. J'veux bien t'héberger si ça te tente. J'vis avec des potes mais il te feront rien. Ça te tente ? » C’était comme me proposer des bombecs avec une tête de pédophile. La même. De. La. Merde. Qu’elle aille se faire voir, j’ai pas confiance. Peu rassurée, j’ai resserré mon arme contre moi, les yeux plissés dans sa direction, la gorge nouée de la mort imminente qui m’attendait au tournant. J’essayais de me tourner vers l’Autre, qui avait de si bons conseils à m’administrer, mais elle semblait ne pas être là. Pouf. Disparue. Ah bah je suis pas dans la merde maintenant. Je suis mon instinct, certes un peu défaillant parfois, où je suis la madame ?

« - Qui me dit que vous êtes pas une putain de pédophile bizarre qui va me violer quand j’aurais baissé ma garde ? Désolée, mais je fais pas confiance au premier venu, même si il m’offre de la bouffe gratos. » C’est vrai quoi, peut-être qu’elle m’avait fait bouffer pour m’engraisser un peu afin d’avoir un bon stock de viande fraîche. Quoi que, elle serait déçue, je suis aussi fraîche qu’un radcafard sortant des égouts après une cure thermale de trois mois. Vous voyez l’image ? Ouais ? C’est bon ? Bah voilà.

« - Nan mais c’est vrai quoi, je suis pas complètement conne au point d’oublier la règle des parents-parfaits numéro one : ne jamais suivre les gens louches qui te proposent de la bouffe. Ja-mais. » Et puis quoi encore ? Elle pensais peut-être aussi que j’allais me foutre complètement à poil pour lui faire un strip tease ? Elle pouvait toujours s’enfoncer le doigt dans le cul jusqu’au rectum. Et plus profond encore si affinités.


by Epilucial



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageurs
Date d'inscription : 24/12/2015
Messages : 26

Feuille de personnage
Liens:
Arme: Mon fouet
avatar
Voyageurs
Hitomi H. Kagurazaka
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE] Sam 12 Mar - 13:24

La gamine était méfiante, et elle ne voulait pas boire un coup avec moi. Bon en même temps je la comprends, dans ce monde de merde on peut compter que sur son propre cul, et encore  Parfois même votre cul vous lâche. Nan, franchement on peut plus compter sur personnes ! Même vos parents vous déteste ! Bon, j'avais du bol pour ma pomme, jamais mon propre corps ne m'avait trahis, et Drakas ne m'avait jamais déçu. J'ébouriffais donc ma masse de cheveux violets en souriant à la gosse.

-T'as raison, faut pas faire confiance aux autres, a part si ta quelques chose en ta possession qui peut les intéresser. Et encore c'est pas sûre qu'il te reste fidèle très longtemps. Ce qui marche bien c'est le pognon ! Mais y a toujours quelqu'un qui a plus que toi. Alors fais gaffe. Et puis autant te rassurer, t'es pas mon genre. Écoute si t'as besoin de moi un jour, tu demande Hitomi, ou mademoiselle Hitomi, ou Hito à une goule, elle te dira où j'suis. Sinon demande : la Ratel borgne. A cause de ça.

J'ôtais mon cache œil et dévoilai mon œil tout blanc avec la cicatrice qui me barrait le  visage avec un rictus. Au moins j'avais un moyen de me souvenir pour toujours de mon père. Je remis mon masque devant la gamine sans être gênée. Je m'en foutais de montrer ma cicatrice, je voulais juste pas raconter mon histoire sur cette cicatrice. Ça par contre c'était la honte ! S'être fait tabasser par son daron jusqu'à avoir une putain de cicatrice sur le visage, quand on est un ratel ça la fout mal.

Enfin bref, on s'en fout de ce connard puisqu'il est mort. Je tournais donc le dos à la gamine et la saluais de la main avec un rictus. Je m'éloignais d'un pas souple vers mon domicile, j'avais des comptes à régler, des demandes à prendre. et des destinations prochaines à choisir. Ah ! et aussi écouter les discutions pour savoir quel types d'esclaves se vendait bien en ce moment. C'était super important ça, sinon on se retrouvait avec un stock et c'était le bordel pour le vendre. Enfin, j’espérais que cette gamine trouverait un endroit où aller. Sinon je m'occuperais d'elle, je l'aimais bien, elle avait son caractère et elle avait l'air sadique à souhait. Du moins c'était ce que j'avais entendu de part les rumeurs. Le reste, fallait le voir sur le terrain. Elle avait intérêt à venir me trouver un de ces jours... Je m'étirais une nouvelle fois en faisant craquer mon dos de bonne humeurs.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE]

Revenir en haut Aller en bas
Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. [LIBRE]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Il est fort, Il est beau, Il sent bon le sable chaud !
» Une légende vie a jamais.
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]
» Pour une occasion très spéciale !
» Des animaux très curieux .

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au Bout du Chemin :: Le jeu :: Washington DC :: Métro Souterrain :: Kiosque à journaux-