Vous êtes un survivant, et votre destin est d'affronter ce monde devenu hostile pour l'être humain. Parcourez donc les ruines de Washington DC, et vivez votre vie en grand ... Avant de mourir. [Post-apocalyptique]
 
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 Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre]

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Mathieu Berthelein
MessageSujet:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Jeu 24 Déc - 17:37

Ainsi va la vie ~
Ft. Anyone


O'Death

Mathieu laissa la bouteille de verre retomber dans la benne à ordure qu'il était venu fouiller. Le bruit du verre qui se brise contre la paroi de ferraille lui sembla relativement doux, mais il n'y prêta pas plus attention qu'au Rataupe qui s'agitait, coupé en deux, sous un tuyau un peu plus loin.

L'astre solaire venait tout juste de se lever, et la journée semblait déjà à la jeune goule être interminable. Les minutes semblaient des heures et et les heures des jours entiers. L'ennui lui étreignait la gorge.

Que pouvait-il bien faire ? Partir à la chasse aux esclaves ? Non, pour le moment il ne le pouvait pas, sa tête étant accrochée à tous les murs de Little Odessa. Il était devenu la nouvelle prime à chasser. Ces crétins de Chasseurs de Primes allaient s'en donner à cœur joie. Mais ils ne mettraient pas la main sur lui. Non. Ils étaient trop bêtes pour ça.  

Il était devenu de plus en plus compliqué de trouver de la nourriture comestible, surtout dans ces maudites ruines. Il n'y avait que de la pierre et de la poussière. Et des cadavres desséchés dont la peau parcheminée se décollait petit à petit des os. C'était immonde, mais il fallait bien nourrir les corbeaux qui serviront de nourriture plus tard à un clan de Riders basé sur la chasse. Mais eux aussi, étaient trop bêtes pour ça.

Mathieu se plaisait à mépriser les autres, dans son orgueil intérieur qu'il appréciait revêtir sur son visage devant les autre. Mais pour l'instant, sa fierté était remise en question. Fouiller les poubelles du coin n'était pas l'activité la plus valorisante, mais il fallait au moins ça pour avoir son repas journalier. Bien sûr, une dizaine de goules et de Riders avait dû passer avant, mais Mathieu n'en avait que faire. Tant qu'il cherchait, il savait qu'il pourrait trouver.

Cependant, il n'y avait rien dans cette benne, et Mathieu préféra aller chercher ailleurs que de se faire du mal psychologiquement à espérer qu'un boite de Junk Food lui tombe entre les mains par un heureux hasard. Bien sûr que ça n'arriverait jamais, il ne fallait pas être un génie pour savoir ça. Mais il y avait parfois du bon à rêvasser. Pas dans ce cas-là, et rageusement, il donna un coup de pied violent dans la partie supérieur du Rataupe qui vola pour atterrit plus loin dans un bruit répugnant.

Il gloussa, puis continua son chemin sans un mot. La journée venait d'à peine commencer, et Mathieu espérait qu'elle se termine déjà. Il n'y avait pas grand chose à faire, à part butiner à droit et à gauche pour trouver une miette de pain, mais à part ça, rester allongé par terre en attendant son heure venir était l'activité la plus distrayante.

Les rues se ressemblaient toutes, avec les même gravats, les même éboulis, la même poussière écœurante et l'odeur de soufre constamment présent. Il n'y avait pas un seul bâtiment intact, tout n'était que ruine et désolation.

Et au milieu de tout ça, Mathieu marchait en sifflant, un air supérieur gravé sur son visage, les pas résonnant dans cet endroit désert. Parfois, il croisa un ou deux Riders isolés, affalés sur tout et n'importe quoi, sûrement en train de combattre intérieurement la drogue circulant librement dans leurs veines bleuies. Ils étaient pathétiques, tous ces gens à moitiés morts qui s'accrochaient vainement à à la vie pour ne pas mourir seul, dans un coin isolés à l’abri des regards.

Au Nord de la ville était le coin le plus désertique et le plus silencieux de tout Washington DC, et c'était là la destination de Mathieu Berthelein. La capuche relevée sur la tête, la moitié du visage caché par un foulard couleur pierre, il traversa tout l'est de la ville pour rejoindre au plus vite l'endroit où il serait le plus tranquille. Discret, il se faufilait à travers les ruine des maisons, passait contre un mur pour ne pas se faire repérer par des clans plus important de Riders, et s'enfuyait en courant quand il savait le danger éloigné.

Le Nord était semblable en tout point avec les autres zones de la ville, mais avait la qualité indéniable de n'avoir aucune population. C'est ici que Mathieu venait dormir et parfois récupérer quelques objets à revendre. De temps en temps, il trouvait de la nourriture, mais rien de bien impressionnant. Ça pouvait servir de repas, mais généralement, il avait de nouveau faim au bout d'une demi-heure.

C'était là le quotidien du jeune homme, et il s'en accoutumait à merveille. Et puis il était bien mieux d'être libre comme il l'était que de vivre esclave comme il aurait pût être en restant à Utopia. C'était là l'évidence même et il convenait d'être d'accord avec ses propres pensées. Pourtant, Mathieu se sentait terriblement seul dans cette quête de liberté utopique.

Mathieu venait toujours dans le même immeuble. Il n'était pas trop détruit, tenait bien en place, et si ses souvenirs étaient bons, aucun pan du plafond ne s'était écroulé depuis qu'il avait découvert cet endroit. Et Mathieu se félicitait de pouvoir grimper sur le toit pour faire bronzette et dormir un peu.

C'est ainsi qu'il s'installa sous le soleil scintillant, une couverture trouée étendue sur le sol pour pouvoir se reposer un peu. Il n'avait pas dormi de la nuit, et comptait bien rattraper comme il se devait ses heures de sommeil perdues. Alors il s'allongea sur la couverture douce et chaude, qui sentait un parfum inconnu, et se roula en boule.

Les rayons du soleil lui brûlaient la peau, et Mathieu avait l'impression de cuire littéralement, pourtant, il ne bougea pas d'un millimètre et persistait à essayer de dormir un peu. Il était si agréable  de dormir allongé sous un soleil cuisant comme celui-ci. Même le bout de ses oreilles commençait à rougir sous la chaleur.

La reste de la journée aurait put de passer comme cela, mais un rugissement assourdissant vint troubler la tranquillité naïve de Mathieu. Ce dernier roula sur le coté, et s'approcha du bord en rampant. Un Écorcheur, en bas, dans la rue. Et il avait senti son odeur. « - Merde. Merde. Merdemerdemerdemerde ! » Il fallait se faire discret. Très discret. Mort si possible.

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Jason BlackFeather
MessageSujet: Re:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Sam 26 Déc - 13:14

Jason BlackFeather,
Recherché.
Le garçon en question n'en lu pas plus. Sam le lui avait dit, elle l'avait prévenu. Il était recherché. Sa tête, et même tout son corps étaient recherchés. Et comme d'hab, il n'en avait rien, mais alors RIEN à foutre. Il soupira et remit sa capuche. Voilà, steack haché. Haha, excellent. Jazzy se demanda s'il n'était pas en train de devenir cinglé. Après une petite pause de réflexion, il haussa les épaules et en conclu que tout le monde l'était. Il était retourné à Little Oddessa, juste pour se balader, capuche sur le visage, mains dans les poches. Et pour voir. La stupidité irréfrénable des Hommes. Avec un grand "H". Il avait "admiré" les esclaves enchaînés. Il en aurait bien acheté un d'ailleurs, mais ses capsules étaient restées chez lui. Oui, parce que Jason s'est auto-approprié une maison. À Washington DC, en ruine et pas mal défoncé, il va sans dire, mais j'pense qu'on peut appeler ça sa maison. Son petit chez-soi. D'ailleurs, bricoleur à ses heures perdues, qui sont nombreuses, bien sûr, il a compris le fonctionnement d'une serrure et en a installé une à sa porte. Avec la clé qui va avec, trop la classe quoi. Mais bon, là, il marchait dans le désert pour rentrer vous-savez-où. Et il grignotait un morceau de viande. Du pur drogué. Excellent. En rentrant, il cacha ses petites affairesdans une trappe, sous son lit - en fait un matelas posé au sol, troué, sans coussin ni couverture. Il sortit pour en trouver, justement. Parce que le froid ça va deux minutes, mais au final et ben c'est froid. Et ouai. Trop pas simple à comprendre. Fouillant maisons et appart's et poubelles et boutiques, - tout en évitant les délicieux Riders - il trouva ce qu'il cher hait. Un petit plaid blanc taché de sang et troué mais qui remplissait encore assez bien sa foncion, ainsi qu'un petit coussin noir de canapé  ouvert et dont le contenu était à moitié éparpil.é, mais ça on s'en fout. Il mit tout ça en place, fit une ptite sieste de une heure et resortit. Il déambulait dans les rues, insouciant de tout ce qui se pqsait autour. Décidant de faire une pause miam-miam, il monta dans un immeuble, quelaues étages et puis s'assit près de la fenêtre en suçotant un lambeau de chair. DÉGNICHIEUX. Le morceau encore dans le bouche, il se releva et s'étira, regarda par la fenêtre et...

"-Oh putain !"

Y'avait un Écorcheur ! Bien joué Jason, respect, trop fort mec. Nan parce que à la base, le méchant était en train de convoiter quelque chose d'autre, puisqu'il observait avec gourmandise un truc hors de la vue de Jazz. Sauf que là, bingo coco, un ado à la fenêtre. Bon app hein ! Enjoy ! Bon, Jason est peut-être impassible et tout le tralalatralalère, mais il sait reconnaître un danger, et ça, c'en était clairement un gros. Il monta les escaliers le plus vite possible - c'est à dire très très vite - et sortit sur le toit. Là y'avait un mec posé sur sa couverture qui essayait de se faire discret. Ah, sorry, parce que là, 007 il est grillé. Mais bon, qu'il crève ou pas, c'pas ses oignons, à notre coco. Du coup, il a couru vers l'autre bord du toit et.. Ok, on va peut-être pas descendre par là. N'empêche que y'en a un autre pas loin. Notre athlète le rejoignit en un saut agile et se planque derrièreune palissade. Aucune idée de ce qu'elle faisait là, mais pas grave, si ça servait. C 'est alors qu'il entendit n rugissement, le deuxième de la journée, bonjourle mal aux oreilles, et il se ratatina encore plus, ralentit les battements de son coeur et sa respiration, ferma les yeux et attendit.

[HRP : J'suis actuellement sur tablette et chez ma grand-mère, so sorry les fautes de frappe.]
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Mathieu Berthelein
MessageSujet: Re:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Mer 30 Déc - 23:12

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O'Death
Mathieu ne passait actuellement pas la meilleure journée de sa vie. Il avait même connut mieux comme quart d'heure de bronzette sur un toit. Au moins, on pouvait dire qu'il avait un peu d'occupation dans son quotidien morne, mais les Écorcheurs n'étaient pas invités dans sa vie, merci bien. Surtout s'il fallait se mettre à courir pour lui échapper alors que la pauvre goule n'avait actuellement rien dans l'estomac. Pauvre de lui. Mathieu aurait pu rester en place, ne pas bouger, mais son odeur de crasse était si évidente que la bestiole n'aurait pas pu passer à coté sans se rendre compte de quoi que ce soit. Alors bien sûr, il fallait trouver vite fait bien fait un plan d'attaque s'il ne voulait pas se retrouver en plusieurs morceaux dans l'estomac de la bête.

Comme la destin pouvait être ironique parfois, à vouloir toujours tout compliquer. Pourquoi était-il devenu une goule ? Pourquoi s'était-il mit à faire telle ou telle chose ? Pourquoi croiser un Écorcheur quand il en avait le moins besoin ? Là étaient les question à se poser. Mathieu n'était pas un gamin bruyant et tape-à-l'oeil. C'était un gamin discret et silencieux, comme un serpent. Un serpent vicieux et à la langue empoisonnée. Il en avait rendu des tas de gens malheureux avec ses paroles manipulatrices, et personne ne rendait compte de rien jusqu'à ce qu'il leur passe un collier au coup alors qu'ils ont le dos tourné. Voilà quel genre de personne Mathieu était. Et voilà qu'aujourd'hui il payait le montant de ses crimes, la dette qu'il avait accumulé au long de sa vie à voler celle des autres.

La pierre qui constituait le toit crissa sous les pieds quand il recula prudemment du bord du toit pour se faire le plus discret possible. Peut-être que s'il se cachait dans l'un des appartement, l’Écorcheur oublierait sa présence et continuerait son chemin tranquillement. Non, c'était stupide de sa part de penser une telle chose. Quand un Écorcheur se met en chasse, à part réussir miraculeusement à le semer, rien ne pouvait le détourner de sa proie. Et il était cette proie. Accroupi face au bord du toit, fixant le monstre, ne pouvant même pas le lâcher des yeux par peur que la bête ne sorte de son champs de vision pour venir jusqu'à lui, Mathieu ne se rendit pas tout de suite compte que quelqu'un d'autre était venu se réfugier sur son toit.

Mathieu recula le plus lentement possible, l’Écorcheur toujours dans son champs de vision qui humait l'air en ouvrant de grandes pupilles rougeâtres. Il détourna un instant les yeux pour les poser sur le nouveau venu, un gamin d'à peine treize ans, puis les reposa sur la bestiole en bas, le cœur battant à tout rompre. S'il ne mourrait pas aujourd'hui, il serait l'homme le plus chanceux du Nouveau Monde.

Mais le gamin ne resta pas en place très longtemps et sauta du toit pour aller se réfugier sur un autre doté d'une palissade sur le rebord. Utile ce genre de chose, mais Mathieu n'eut guère le loisir d'y réfléchir un peu plus car il regarda le gamin avec des yeux écarquillés. Qu’est-ce qu'il voulait faire là ? Suicidaire ? En tout cas, il avait raté son tour de ninja, car l’Écorcheur l'avait repéré alors qu'il jouait les écureuils à sauter de toits en toits. Et ce dernier poussa un rugissement encore plus terrible que le précédent. Mathieu frémit, sentant chaque parcelle de son corps mourir de peur. Oui, un Écorcheur, c'était bien la pire chose qui pouvait arriver à n'importe qui.

Quoi qu'il en soit, la grosse bête s'était décidé à grimper le long de la paroi de l'immeuble sur lequel le gamin s'était réfugié. Sans trop savoir pourquoi il faisait ça, Mathieu se releva brusquement et hurla à l’écorcheur « - Hé, gros tas, regarde un peu par ici, avec l'appéro', y'a l'plat principal qu'y* est servi ! » avant de lui lancer des cailloux sur son énorme tête. Celui-ci se tourna vers la jeune goule qui l'avait interpellé, et qui commença tout  de suite à regretter amèrement son geste. « - Merde, j'suis un peu con sur les bord, moi ... » Se dit-il à lui même avant de reculer en vitesse. Bon, pour éviter qu'il ai fait ça pour rien, il fit un geste au plus jeune sur l'autre toit. « - Hé Gamin, s'te'plait, tu pourrait t'casser rapid'ment histoire que j'me fasse pas charcuter pour rien ? » Et sur ces mot, il sauta du toit pour atterrir dans une benne à ordure remplie d'un matelas complètement défoncé qu'il avait installé là quelques semaines auparavant en prévision qu'une quelconque attaque dans laquelle il se verrait obligé de fuir.

Bien sûr, l’Écorcheur n'allait pas capituler pour si peu, et le sol se mit à trembler lui aussi sous le poids des pas de cette créature surdimensionnée. Mathieu prit une ruelle sombre, et grimpa le long d'un tuyau d'aération pour se retrouver sur un nouveau toit, et il sauta sur le prochain avec l'agilité d'un chat. Il faisait souvent ce genre de chose, pour le plaisir ou par obligation. Quoi qu'il en soit, il était vite devenu très habile dans ce jeu du chat et de la souris. Et quelle souris il était ! Ce chat-là était un véritable challenge pour lui. Arriverait-il à lui échapper ou se ferait-il manger ? Là était toute la question ...

* : Je sais que ça s'écrit pas comme ça mais la façon de parler de Mathieu est assez particulière !

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Goules
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MessageSujet: Re:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Sam 30 Jan - 16:10

« Here we are, turn away now. We are the warriors, that built this town. From dust. »
Sueur, Rider et Écorcheuur !! <3 (avec un cœur. vala)
Tandis que le jeune homme distrayais la bête, Jason jeta un coup d'œil vers eux. Évidemment, l'Écorcheur se lança bien vite à sa poursuite. Lorsqu'ils furent assez loin, le garçon se releva et soupira. C'était pas passé loin ! Il passa une main dans sa sale tignasse noire. Vous pensez sans doute qu'il allait essayer de sortir son sauveur du mauvais pas dans lequel IL l'avait fourré. Pff.. C'est mal connaître Jason. Non, l'adolescent descendit du toit calmement, s'étira, et reprit sa route en sifflotant. Belle journée, dis donc.. Mais son répit fut de courte durée,  car l'Écorcheur et sa proie sortirent à toute vitesse d'une ruelle latérale. Il ne s'étonna même pas, mais fit demi-tour et commença à courir à toute vitesse. Mais ce machin courait vite. Sans même se soucier de son sauveur, il souleva une plaque d'égout d'un fort coup de pied et y plongea. Il sortit son couteau  en prévision d'une attaque de goules, mais il n'y en avait pas dans les alentours, enfin, pas encore. En espérant que l'Écorcheur ne passerait pas, il continua à avancer dans les égouts. Tout était noir et on entendait des raclements et autres bruits suspects à chaque croisements. Jason dut s'occuper de trois goules sauvages avant de ressortir plus loin. Enfin libre. Grattement derrière lui. Par pur réflexe, il empoigna sa lame et se retourna vivement, prêt à l'attaque.

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Mathieu Berthelein
MessageSujet: Re:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Sam 12 Mar - 9:42

Ainsi va la vie ~
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O'Death

Il n’avait pas fallut longtemps à Mathieu pour retrouver ses réflexes félins. A la manière d’un chat, il sautait et virevoltait de toits en toits pour échapper à la grosse bête. Ce qu’il ne savait pas, c’est que la créature possédait d’énormes pattes et pouvait donc accélérer. Lui, il avait le ventre vide et n’était pas bien grand … Si il continuait ainsi, ce petit jeu allait très rapidement prendre fin, et pas dans son intérêt. Lorsque l’écorcheur commença à grimper le long de la paroi de l’immeuble, gravant ses griffes mortelles dans le béton, Mathieu sentit une longue sueur froide lui glisser dans le dos. Bon, là, il allait devoir redescendre s‘il tenait un tant soit peu à sa peau. Sans hésiter, il s’accroupit sur le rebord et s’accrocha tel un singe au rebord d’une fenêtre avant d’entreprendre la descente.

La grosse bête, qui avait un tout petit cerveau pour une très grosse tête, mit un certain temps à réagir avant de changer de direction pour continuer à poursuivre Mathieu. Ce dernier emprunta une rue plus petite pour l’empêcher de le suivre, courant à toute vitesse, mais c’était sans compter sur la ténacité de cette créature de malheur. Mathieu piqua un sprint quand il sentit la créature s’approcher d’un peu trop près de ses jolies fesses. C’est ainsi qu’il déboula dans la rue principale, croisant alors le gamin de tout à l’heure, qui, de toute évidence, n’avait pas l’air de se soucier le moins du monde de son sort. Mathieu lui lança un regard mauvais, priant intérieurement pour que ce gosse se fasse bouffer par des goules affamées et violeuses. Il venait de lui sauver sa peau, et ce sale mioche se barrait sans chercher à l’aider à semer la grosse bête ? Très bien, il allait devoir ses débrouiller avec elle, il rendait son tablier.

Il prit un virage à 90° avant de faire une roulade sur le coté, évitant de justesse le coup de griffe de la bestiole, et sauta sur une poubelle avant d’entreprendre de grimper sur le mur, s’accrochant à toutes les cavités qui s’offraient jusqu’à ce que le bord du toit vienne signer sa survie. Il cavala de toits en toits, semant peu à peu la bestiole avant de reprendre son souffle en s’assurant que l’autre gamin était bel et bien en difficulté. Et le voilà qui soulevait une plaque d’égout quelques mètres plus bas. Grognant de rage, Mathieu se mit dans la tête que ce sale morveux avait quelques notions de politesse à apprendre. Genre, remercier les gens qui lui sauvent la peau des fesses.

Mathieu redescendit aussi vite qu’il était monté, et évitant de quelques millimètres les dents de l’écorcheur, il plongea lui aussi dans la bouche d’égout. Au dessus de lui, la grosse bête semblait grogner de rage tandis qu’il tentait vainement de faire passer son énorme corps dans un trou bien plus petit que lui. Mathieu gloussa, content de le voir s’agiter au dessus de lui en crevant de faim. Il ne le mangerait pas aujourd’hui.

La jeune goule suivit donc le plus jeune dans ces égouts malodorants et sombres, dont la paroi des murs laissait sérieusement à désirer. Que c’était gluant, que c’était sale. Pourtant, Mathieu ne s’en souciait pas plus qu’accoutumée, et il suivit avec la plus grand discrétion sa proie. De loin, il le voyait s’occuper de quelques goules sauvages sans grande difficulté. Mathieu frissonna. Il refusait de devenir une de ces créatures un jour. C’était tout bonnement immonde.

Le petit brun trouva une sortie quelques mètres plus loin, et dans son envie de l’effrayer pour se venger, Mathieu le suivit toujours dans le même silence macabre qui l’animait depuis maintenant plusieurs minutes. Ils sortirent tout deux et au moment où le blond tentait de s’approcher discrètement derrière lui, le gamin se retourna, couteau à la main. Peu impressionné, le plus âgé lui empoigna le poignet et l’attira vers lui dans un sourire mauvais. « - Alors comme ça, on laisse les gens qui t’sauvent la vie dans la merde ? C’est pas très sympa ça ... » Toujours dans cette même idée de jeu, il souleva son menton pour observer son visage d’un peu plus près. « - T’es pas mal dans ton genre … J’pourrais t’vendre comme esclave, y’en a qui seraient contents. Y’a pas mal de pédophiles en manque à not’ époque … Qu’est-c’qu’t’en dis, gamin ? »

Mais il n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’un rugissement se fit entendre dans le quartier. « - Merde, souffla Mathieu, il nous f’ra pas chier cette fois ce con ... » Et sans demander l’avis du plus jeune, il l’entraîna dans une ruelle plus étroite, sombre et peu accueillante, avant d’ouvrir deux lourdes portes en acier au sol qui menaient à une cave. Poussant le gamin sans douceur à l’abri, il le suivit juste après sans attendre, refermant derrière lui les lourdes portes et les attacha l’une à l’autre avec des chaînes et un cadenas qu’il installait en cas de danger.

Il venait souvent ici quand des bestioles un peu trop dangereuses s’approchaient, et cette fois, cela lui servait pour une raison valable. Sortant de sa poche des allumettes, il en craqua une pour allumer les lampes à huile qu’il avait disposé un peu partout en guise d’éclairage. Un fois la pièce éclairé, il se tourna vers le garçon. « - Si t’as envie d’crever, tu peux toujours sortir, j’te retiens pas. »

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MessageSujet: Re:  Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre] Mer 4 Mai - 20:39

« Here we are, turn away now. We are the warriors, that built this town. From dust. »
Mathieu et Jason ont cours d'EPS

En se retournant, Jason se retrouva nez à nez avec le mec qui lui avait "sauvé la vie". Qu'est-ce qu'il foutait là lui ? Sans lui laisser le temps de réagir, l'aut' mec, croyant sans doute l’impressionner, se mit à le regarder d'un air mauvais.

"Alors comme ça, on laisse les gens qui t’sauvent la vie dans la merde ? C’est pas très sympa ça ..."

Jason avait envie d'éclater de rire. Mais il ne le fit pas puisque l'autre lui souleva le menton. Vraiment bête hein. Mais très beaucoup alors.

"T’es pas mal dans ton genre … J’pourrais t’vendre comme esclave, y’en a qui seraient contents. Y’a pas mal de pédophiles en manque à not’ époque … Qu’est-c’qu’t’en dis, gamin ?"

"J'en dis que t'es encore plus tordu que t'en as l'air."

Mais avant que le "tordu" ait eu le temps de répondre, un rugissement se fit entendre. La bêêête. Dans un heureux concert de jurons, le plus vieux l'entraînera sans ménagement dans une ruelle étroite pour le balancer dans une vieille cave aux portes rouillées. Sans attendre, il referma les portes avec un cadenas, alluma une lampe à huile et se retourna pour toiser le plus jeune.

"Si t’as envie d’crever, tu peux toujours sortir, j’te retiens pas."

Cette fois, c'était bon, Jason éclata de rire, pour redevenir étrangement sérieux quelques secondes plus tard.

"Contrairement à d'autres, je n'ai pas envie de mourir, en me jetant au secours d'un gosse que j'connais même pas, par exemple. Et si, tu me retiens, tu m'empêches de mourir en m'entraînant ici."

Il soupira et se laissa tomber au sol, adossé au mur. Un grognement terrible et de lourds bruits de pas se firent entendre au-dessus de leur têtes. Jason ne sursauta pas, il sortit son reste de repas de sa sacoche et repris à manger. Un bon lambeau de chair, juteux comme on les aime. Rider putain.

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 Toi qui me regarde de haut dans l'ombre, qui es-tu pour pouvoir prétendre me juger ? Qui es-tu pour penser pouvoir te hisser à ma hauteur ? Tu ne seras jamais qu'une ombre qui me fait perdre du temps. Dire que je n'en ai pas beaucoup. [Libre]
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